L’essence du plaisir brut, il y a des voitures rapides, il y a des voitures puissantes, et puis il y a celles qui te donnent le sourire à 60 km/h ! La MX-5 1.6 de 1997, dernière évolution de la génération NA avant l’arrivée de la NB, ne cherche pas à impressionner sur une fiche technique. Elle cherche à te reconnecter à la route. Une philosophie de légèreté, de simplicité, qui rend la conduite vivante. Aujourd’hui un petit reportage photo d’une passionnée de JDM qui ne jure que par sa MX5 NA.

Mazda MX-5 1.6 1997
En 1997, sous son long capot et ses célèbres phares escamotables mythiques, on retrouve un 4 cylindres 1.6 atmosphérique d’environ 90 ch. Sur le papier, ça paraît modeste mais en réalité il est parfaitement calibré. N’oublions pas qu’on est à un peu plus d’une tonne, qu’on a une boîte manuelle 5 rapports ultra précise et qu’on est en propulsion (arrière très joueur). Comme le citaient certains, la magie ne vient pas de la puissance, elle vient de la légèreté, de l’équilibre !

Fiche technique
- Moteur : 4 cylindres en ligne, 1 598 cm³, atmosphérique
- Puissance : env. 90 ch à 6 500 tr/min
- Couple : env. 130 Nm à 4 000 tr/min
- Transmission : propulsion, boîte manuelle 5 rapports
- Poids : 1’040 kgs
- 0–100 km/h : env. 11,5 s
- Vitesse max : ~ 175 km/h

Sur la route, Une école du pilotage
Avec une direction non filtrée, un train avant incisif et un arrière mobile mais jamais piégeux, la NA 1.6 te parle, elle t’implique tout en étant prévenante. Ce n’est pas une voiture qui t’impressionne, c’est une voiture qui t’apprend. Le génie de pouvoir exploiter la voiture à 100% sans risquer d’être en dépassement de vitesse. Une sensation rare de nos jours !
La voiture repose sur une architecture à double triangulation aux quatre roues, un choix technique rare dans cette catégorie à l’époque. Ainsi, le résultat est immédiat avec une précision de train avant remarquable et une neutralité naturelle. Sa direction est directe et communicative, son train arrière progressif et son châssis lisible et pédagogique.
Le moteur 1.6 ne brutalise jamais. On doit privilégier la fluidité en conservant son élan, en travaillant ses trajectoires et surtout en exploitant la boîte pour maintenir le régime dans la zone utile. Sur route sinueuse, elle se montre plus gratifiante que ses performances brutes ne le laisseraient supposer.

Un charme hors norme des années 90
La Miata de 1997 ne cherche pas à impressionner par la performance. Elle revendique une approche différente : légèreté, équilibre, simplicité mécanique. Dans un paysage automobile de plus en plus lourd et assisté, elle rappelle qu’un roadster peut encore se résumer à trois éléments essentiels ; un châssis équilibré, une propulsion, une boîte manuelle. Et surtout, cela suffit amplement créer le plaisir !

L’intérieur est minimaliste ; Compteurs analogiques simples, position de conduite basse, capote manuelle qu’on ouvre à une main. Et que dire de ces mythiques phares pop-up… rien que pour eux, on lui pardonne tout ! Ils incarnent une époque où l’automobile osait encore être légère, fun, sans écrans, sans artifices, ou la notion de plaisir de conduire était encore bien vivant ! La MX-5 NA 1.6 n’est pas la plus puissante des MX-5, ce n’est même pas la plus performante, mais c’est probablement la plus pure, juste toi, la mécanique, et la route. Des mots que l’ensemble des constructeurs ont quasiment oubliés aujourd’hui. Merci à Morgane pour l’essai et les photos prises.


